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Les traditions perdues du Sundgau en Alsace

Mercredi 22 juin 2022
Notre hôtel à Mulhouse vous parle des traditions alsaciennes

Si vous venez séjourner dans notre hôtel proche de la gare de Mulhouse, alors vous pourrez en profiter pour découvrir les traditions perdues du Sundgau. Les villages sundgauviens dans le sud de l'Alsace pratiquaient encore jusqu'au milieu du 20e siècle de nombreuses traditions liées au passage des saisons, aux travaux des champs et parfois à des croyances.

Le Glickhampfalé ou la petite poignée de bonheur

Un cérémonial tant religieux que populaire se déroulait dans le Sundgau à la fin des moissons. Le Glickhampfalé ou « petite poignée de bonheur » consistait à cacher des friandises et des pièces de monnaie dans un carré d'épis de blé laissé debout par les faucheurs. Ensuite, le couple d'agriculteurs s'agenouillait devant avec ses enfants pour reciter à haute voix cinq Notre Père afin de rendre grâce à Dieu pour la récolte. Puis la mère coupait le blé en trois coups de faucille tandis que les enfants ramassaient les trésors ainsi découverts.

Neuf jolis épis de blé étaient choisis par la mère pour être placés derrière le crucifix accroché au mur de la Stubb (la salle à manger) afin de protéger toute la maisonnée. Les grains de ces épis étaient ajoutés l'année suivante avec les nouvelles semailles.

Les Schnitterchiachlé ou les beignets des faucheurs

Après la moisson, mi-août, les faucheurs qui avaient aidé étaient remerciés par un repas de fête composé généralement d’un coq aux nouilles et de Schnitterchiachlé en dessert. 

Ces beignets sucrés à la pâte très fine, également connus sous le nom de Chniplatzer (Chni : genou), étaient formés sur le genou de la pâtissière.

À carnaval, les mêmes beignets étaient également consommés mais cette fois sous le nom de Fàsnàchtschiachlé (gâteaux de carnaval).

La recette des beignets des faucheurs :

  • Battre 3 œufs avec 30 g de sucre et une pincée de sel pendant quelques minutes ;
  • Ajouter 100 grammes de crème fraîche ;
  • Incorporer petit à petit 300 grammes de farine puis former une boule et la laisser reposer une heure au frais ;
  • Diviser le pâton en petites boules d'environ 50 g puis les abaisser le plus finement possible (1 mm) pour former des disques avec un rouleau ou sur votre genou recouvert d'un linge comme le veut la tradition ;
  • Cuire ces disques dans de l'huile chaude (180°C) puis les égoutter sur du papier absorbant et les saupoudrer de sucre glace.

La d'Büüchi ou la grande lessive biannuelle

Deux fois dans l’année, au printemps et à l'automne, une grande lessive était organisée collectivement pour nettoyer les draps, les nappes, les torchons et les serviettes et même les vêtements.

À l'aube, les habitants se réunissaient dans une cour de ferme et allumaient les poêles sur lesquels étaient posées des bassines remplies d'eau. Les femmes apportaient leurs planches à laver, leurs brosses et le savon tandis que les hommes installaient les cordes à linge.

Si une bulle d’air se formait dans un drap au moment où les femmes le tordaient pour l'essorer, c’était le signe d'une prochaine grossesse.

La Pfingschtabar ou la danse de l'ours de la Pentecôte

Cette tradition païenne se retrouvait dans toute la région mais aussi dans le Bade-Wurtemberg et en Suisse. À Kappelen, une commune rurale de la région, la veille du jour de la Pentecôte, les jeunes qui avaient fini l'école fabriquaient un déguisement avec des branches de hêtres fixées sur des cercles de tonneaux.

Le jour suivant, l'un d'entre eux revêtait ce costume d'ours et faisait le tour du village en s’arrêtant devant chaque maison pour danser au son d'un harmonica.

Les villageois leur donnaient des œufs que le groupe de jeunes dégustait ensuite ou vendait pour gagner quelques sous.   

La Maison Hôtel Mulhouse ***

Cour des Maréchaux - 15, rue Lambert - 68100 Mulhouse